vendredi 6 novembre 2009

Sociologie de Barbie


Les yeux bleus, la chevelure dorée, la poitrine généreuse et la taille de guêpe de Barbie, la plus célèbre poupée du monde, continuent de faire rêver les fillettes: près de 90% des petites Françaises en possèdent au moins une.

Plus de 1 milliard ont été vendues dans le monde (333 Barbie pour une vraie blonde!). Barbie n'est pas une Native American, elle est une immigrante allemande. Barbie s'inspire de Lili, une pin-up ultrasexy du journal Bild Zeitung. Ruth Handler l'a apportée dans ses bagages en 1951, avec une idée en tête: l'américaniser, la rendre respectable.

Respectable, car la blondeur germanique, dans l'après-guerre, était entachée des discours des Chemises brunes sur la pureté raciale. Barbie, ex-Lili allemande (remember Lili Marlene), devint une icône américaine, pour Marie-Françoise Hanquez-Maincent, auteur de Barbie, poupée totem (éd. Autrement). «Perchée sur ses talons hauts qui devraient lui interdire certaines activités quotidiennes, Barbie s'affiche conforme à l'image américaine d'une féminité oisive, investie d'une mission sociale: valoriser l'homme qui s'est fait une place dans la société. Barbie reste perçue par les femmes comme le symbole d'une créature artificieuse et fatale dans laquelle elles ne se reconnaissent pas et refusent de se laisser enfermer», explique la spécialiste de civilisation américaine.

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